Dans un marché où la concurrence est rude, le jeu vidéo japonais ne se vend plus aussi bien que dans les années 90. Pour cela, les éditeurs comme Capcom, se tournent vers les occidentaux pour redonner un coup de fouet à leurs licences. Ninja Theory connu pour Heavenly Sword et Enslaved, a récupéré une des sagas phares de l’éditeur nippon : Devil May Cry. Le studio a la lourde tâche de remettre au goût du jour le jeu de Kamiya.
On reprend tout depuis zéro, c’est ce que Capcom a voulu pour son nouveau Devil May Cry. Sobrement intitulé DmC Devil May Cry, le studio Ninja Theory a tout mis en œuvre pour proposer leur vision du chasseur de démons le plus célèbre. Les premiers retours du public sur le look de Dante ont été glacials, les fans ont crié au scandale. Moi le premier. Notre héros ressemblant cette fois-ci à un jeune ado emo/trash, on pouvait s’en douter. Puis au fur et à mesure des vidéos, on s’y habitue. Encore plus ayant la manette en main, Dante a quand même la classe. Ceux qui n’achètent pas le jeu à cause du look du héros, vous ratez quelque chose !
Surtout qu’au niveau du gameplay, on se retrouve avec un épisode plutôt aboutie de ce côté. Dante virevolte dans tous les sens, les combos pleuvent et la fameuse note SSS est plutôt simple à sortir si on varie ses coups. Pour cela, on a notre disposition des armes démoniaques et angéliques. Ceci étant en lié à l’histoire que je dévoilerais quelques lignes plus loin. On a aussi avec nous notre épée légendaire Rebellion et des armes à feux avec en avant le couple de flingues Ebony et Ivory. Les combos s’enchainent facilement, Dante est gracieux dans ses mouvements, les chorégraphies sont bien réalisées. Autre point fort du jeu, c’est sa direction artistique et le moins que l’on puisse dire, c’est que les gars de Ninja Theory ont été très inspirés. Les Limbes que parcourent Dante sont juste somptueux, on resterait presque à les contempler. La palette de couleurs est bien diversifiée, presque tout y passe. Cela tranche radicalement des anciens opus. Concernant l’histoire sans trop en dévoiler, on peut dire que Ninja Theory retombe sur ses pieds après avoir fini le jeu. L’histoire n’est pas des plus complexes mais se laisse facilement suivre. On y retrouve par contre un Vergil gentil. La vision du studio anglais est plutôt bien amenée. DmC propose aussi différents modes de difficultés qui vous mettront à l’épreuve. Le plus dur au début étant le mode Nephilim qui n’est pas très dur à part peut-être sur la fin du jeu. Après on débloque quatre autres modes de difficultés : Fils de Sparda, Dante doit mourir, Enfer ou Paradis et Enfer ou Enfer. Bon courage si vous vous y attaquez.
Dmc Devil May Cry a eu le droit à un doublage intégral en français assez réussie à part pour Mundus. On notera aussi que la synchronisation labiale est complètement à côté de la plaque, dommage car les voix françaises sont crédibles dans l’ensemble. Niveau musique, on se retrouve avec une bande-son composée par le groupe Noisia qui a fait du bon travail si on aime le dubstep et la drum N bass. Le métal est aussi de la partie pour les fans du genre. L’accompagnement musical colle très bien au jeu, aucune faute de goût n’est à souligner.
Mais alors qu’en est-il des points faibles du jeu ? Ils ne sont pas nombreux et ne viendront pas gâcher votre aventure enfin je pense. Tout d’abord, on peut noter que les chargements entre chaque niveau sont un peu longs. On n’est pas loin de la minute d’attente me semble-il. Prenez le temps d’aller aux toilettes ou de manger un bout. On remarquera aussi des coupures de son lors de cinématiques ou autres. Un problème déjà souligné dans Enslaved. Un détail qui peut compromettre un peu l’immersion. Concernant le jeu en lui-même, on pourra le trouver un peu court s’il on ne cherche pas un peu les items dans les décors ou que l’on joue en mode Chasseur de Démons (niveau de difficulté normal). Les combats contre les boss ne sont pas plus très inspirés à part pour deux où il faudra gérer la plate-forme, le reste c’est du beat them all pur et dur où il faut y aller comme un bourrin.
N’y allons pas par quatre chemins, DmC Devil May Cry est le jeu du mois de Janvier 2013 et de ce début d’année auquel il faut avoir joué ou même testé. Des décors magnifiques, un gameplay nerveux, une ambiance au poil et Dante plus branleur que jamais. Ninja Theory a réussi son pari en redonnant un coup de fouet à une licence qui commençait à s’essouffler. Capcom a eu le nez fin et maintenant on espère un second opus qui dépassera ce premier DmC.
8 sur 10
Première vidéo commentée, soyez indulgent. N’hésitez pas à laisser un commentaire ici ou sur youtube.





J’aime bien l’esthétique du jeu. Par contre no way pour moi les BTA, dommage …